Les élections législatives allemandes

Avec 42,4% des voix, soit huit points de plus qu’en 2009, Angela Merkel a remporté très largement les élections législatives. Elle le doit à sa forte personnalité, fruit d’une économie solide ayant bien résisté à la crise. Tous les clignotants de l’économie allemande sont au vert : en matière de croissance, de commerce extérieur, de finances publiques ou d’emploi, elle surpasse largement son voisin français. L’Allemagne, malgré le krack financier qui l’a moins touché, affiche à l’heure actuelle l’une des plus fortes croissances de la zone euro. Entre 2009 et 2013, l’Allemagne a aussi créé 200 000 emplois net (tandis que 41 700 emplois ont été détruits en France). Le taux de chômage est tombé à 5,3 en juillet 2013, c’est à dire au plus bas depuis 1990.
La réussite allemande est due à des atouts structurels, à son tissu industriel, l’important réseau de PME (secteurs très performants des machines-outils ou de l’industrie automobile). Les exportations allemandes sont aussi beaucoup moins sensibles au facteur prix car à plus forte valeur ajoutée. De plus l’Allemagne a gagné en compétitivité, grâce non seulement  aux accords de modération salariale ayant permis de préserver l’emploi pendant la crise mais aussi à la baisse des prélèvements.
Cependant on peut constater un creusement des inégalités et une forte augmentation de travailleurs pauvres dans ce pays où il n’existe pas de salaire minimum. Peer Steinbrück a lui-même dénoncé : » une fracture au sein de la société allemande ». »Sept millions de personnes gagnent moins de 8.50 euros de l’heure » a-t-il ajouté. Même si, comme Angela Merkel le reconnaît , »tout n’a pas été résolu », l’Allemagne, première puissance économique du continent, va mieux, et ,confrontée à des défis structurels, devra les résoudre afin de tenir son rang sur la scène internationale.

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